Quand on crée son entreprise, la question du web arrive vite et mal : on vous conseille un site, un logo, Instagram, Google, LinkedIn, une newsletter, et tout ça en même temps. Résultat, beaucoup de créateurs font soit tout de travers, soit rien du tout pendant un an. Voici l’ordre qui fonctionne, du plus rentable au plus accessoire.
1. La fiche Google Business, avant même le site
C’est gratuit, ça prend une heure, et c’est ce qui rapporte le plus vite en local. Quand quelqu’un cherche « plombier Pontarlier » ou « comptable Lyon 3 », Google affiche d’abord une carte avec trois entreprises. Ces trois-là récupèrent la majorité des appels, avant même que quiconque ait fait défiler la page jusqu’aux résultats classiques.
Une fiche complète, c’est : la bonne catégorie de métier, la zone que vous desservez, des horaires exacts, un numéro qui décroche, et au moins une dizaine de photos réelles. Pas de photos de banque d’images : vos chantiers, votre boutique, votre camionnette. C’est ce qui déclenche l’appel.
2. Un logo, mais tout de suite
Ce n’est pas une coquetterie. Dès la première semaine, vous allez envoyer des devis, signer des mails, imprimer une carte, ouvrir un compte quelque part. Chaque support sans identité visuelle donne l’image d’une entreprise improvisée, et vous n’allez pas repasser derrière pour tout refaire.
Un logo professionnel avec ses déclinaisons se situe autour de 290 € TTC. C’est aussi ce qui vous évite de choisir des couleurs différentes sur chaque support pendant deux ans.
3. Le site, dès que vous avez de quoi le remplir
Un site n’a d’intérêt que s’il répond aux questions qu’on se pose avant de vous appeler : qu’est-ce que vous faites exactement, pour qui, dans quelle zone, à quel ordre de prix, et comment vous joindre. Trois pages qui répondent clairement valent mieux que douze pages vides.
Comptez à partir de 600 € TTC pour un site professionnel. Méfiez-vous des plateformes en location à 20 € par mois : au bout de trois ans vous avez payé le prix d’un vrai site, et le jour où vous partez, tout disparaît.
4. Les réseaux sociaux, seulement si vous les tenez
C’est la dernière étape, et la plus mal comprise. Ouvrir cinq comptes puis les abandonner fait plus de mal que de ne pas en avoir. Choisissez-en un ou deux (Instagram et Facebook pour les métiers visuels, LinkedIn pour les prestations aux entreprises) et publiez une fois par semaine. Pas dix fois le premier mois puis plus rien.
Et si on n’a pas la trésorerie pour tout ça ?
C’est le cas le plus fréquent, et c’est exactement pour ça que les formules d’abonnement existent. Plutôt que d’avancer 900 € au démarrage, le pack lancement réunit le logo, le site, la fiche Google, les réseaux et l’hébergement dans un abonnement mensuel à partir de 99 € TTC, avec un engagement de douze mois. Vous êtes visible dès le premier mois sans immobiliser votre trésorerie de départ, qui est généralement plus utile ailleurs.
Ce qui peut attendre
La newsletter, tant que vous n’avez pas de fichier clients. La publicité payante, tant que votre site ne convertit pas : vous paieriez pour faire fuir des gens plus vite. Le blog, tant que vous n’avez pas la régularité pour le tenir. Et la refonte du logo : celui que vous venez de faire est très bien, laissez-le vivre trois ans.